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La
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les associations et organismes oeuvrant pour une meilleure diffusion de
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Le pouvoir pathogène du virus
Le virus Ebola est l'un des virus les plus pathogènes que l'on
connaisse puisqu'il entraîne la mort chez 50 à 90 % des malades
présentant des manifestations cliniques.
Il ne suffit que de cinq à dix particules virales d'Ebola dans
le sang d'un homme pour que se déclenche une amplification extrême
dans ce nouvel hôte. La période d'incubation varie de 2 à
21 jours.
Une semaine environ après l'infection, les virions commencent à
envahir le sang et les cellules. La progression de la maladie peut entraîner
la destruction d'organes vitaux tel le foie et les reins, provoquant d'importantes
hémorragies internes, ce qui vaut à cette maladie d'appartenir
aux groupes des fièvres hémorragiques. Peu de temps après,
la mort survient par choc cardio-respiratoire.
Ebola attaque l'ensemble des organes et des tissus du corps humain sauf
les muscles moteurs et les os. Il s'agit d'un parfait parasite, puisqu'il
sature pratiquement tous les organes de particules virales. Les sept mystérieuses
protéines composant le virus Ebola parviennent à travailler
ensemble comme une machine infatigable, un requin moléculaire...
L'infection progressant, de petits caillots de sang se forment dans les
veines tandis que le sang s'épaissit et que son débit ralentit.
Les caillots commencent à adhérer aux parois des vaisseaux
sanguins : on appelle cela le " pavage ". En effet, ils s'imbriquent
les uns dans les autres, comme une mosaïque, recouvrant les parois
des vaisseaux sanguins. Les caillots deviennent alors de plus en plus
nombreux circulants dans le sang et dans les capillaires où ils
restent coincés. A terme, ils bloquent l'arrivée du sang
dans divers organes, entraînant une nécrose de certaines
parties du cerveau, du foie, des reins, des poumons, des intestins, des
testicules, de la poitrine et de la peau.
Des taches rouges marbrant la peau apparaissent, ce sont des pétéchies,
c'est-à-dire des hémorragies sous-cutanées.
Ebola attaque les tissus conjonctifs avec une férocité qui
lui est propre. Il se multiplie dans le collagène qui constitue
la structure de la peau et maintient les organes en un ensemble. Tandis
qu'à l'intérieur du corps le collagène est transformé
en bouillie, les sous-couches de la peau meurent et se liquéfient,
formant sur la peau une multitude de bulles blanches et rouges dites maculopapulaires.
Des déchirures se forment alors spontanément sur la peau
et saignent de façon impressionnante. Les taches rouges grandissent
et se fondent pour devenir une grosse tuméfaction spontanée.
La peau s'amollit et s'affaisse au point que l'on pourrait la déchirer
en la touchant. La bouche saigne, l'hémorragie s'écoule
autour des dents, et par les glandes salivaires. La surface de la langue
tourne au rouge vif, puis pèle et peut s'arracher au cours des
vomissements.
Même le cur saigne. Ses muscles s'amollissent. Le sang s'écoule
dans les cavités cardiaques puis sort, comme d'une éponge,
du muscle cardiaque à chaque battement de cur en inondant
la cavité thoracique.
Le cerveau s'encombre de cellules mortes nécrosées et de
sang, entraînant un "ramollissement cérébral".
Ebola attaque la sclérotique, le globe oculaire se remplit de sang,
et provoque une cécité. Le sang coule des yeux sur les joues
et refuse de coaguler.
Il peut se produire une hémiplégie, tout un côté
du corps se paralysant, ce qui est invariablement mortel dans le cas de
l'Ebola.
Ebola anéantit beaucoup de tissus tandis que son hôte est
toujours en vie. Il déclenche une nécrose rampante qui s'étend
à tous les organes internes.
Le foie gonfle, tourne au jaune, se liquéfie avant de se rompre.
Les reins engorgés de caillots de sang et de cellules mortes cessent
de fonctionner, et l'urée (à défaut d'être
éliminée) intoxique le sang.
La rate n'est plus qu'un unique et énorme caillot de sang de la
taille d'une balle de tennis.
Les testicules des hommes gonflent et tournent au bleu, leur semence est
infectée par le virus et les bouts des seins peuvent saigner. Chez
les femmes, ce sont les lèvres qui deviennent bleues et gonflent,
et elles souffrent d'hémorragies vaginales massives. Le virus est
une catastrophe pour les femmes enceintes : l'enfant est expulsé
spontanément et comme il est généralement infecté
lui aussi, il naît avec les yeux rouges et le nez en sang.
Ebola détruit le cerveau plus complètement que le virus
de Marbourg et, au stade terminal, ses victimes ont souvent des convulsions
épileptoïdes. Le "grand mal" entraîne des
convulsions généralisées : le corps se tord et tremble,
les bras et jambes s'agitent en tout sens, les yeux, d'où s'écoulent
parfois des grandes quantités de sang, roulent dans leurs orbites.
Les tremblements et convulsions des malades projettent du sang partout.
Il est possible que ce soit là d'ailleurs une des stratégies
d'Ebola pour réussir à infecter un nouvel hôte : la
victime, en mourant, subit une série de crises au cours desquelles
elle fournit au virus de multiples possibilités de contaminer un
nouvel hôte par projection de sang.
Ebola se multiplie si rapidement et avec une telle puissance que les
cellules infectées du corps deviennent des blocs semblables à
du cristal, constituées de particules virales agglutinées.
Les cristalloïdes sont des nichées de virus prêts à
sortir de la cellule. On les appelle des "briques". Elles apparaissent
d'abord au centre de la cellule, puis migrent vers la paroi. Quand une
brique atteint la paroi externe de la cellule, elle se désintègre
en centaines de particules virales, qui percent la surface de la cellule
pour partir à la dérive dans les vaisseaux sanguins. Les
nouveaux virions d'Ebola s'accrochent aux cellules partout dans le corps,
y pénètrent et poursuivent leur multiplication dans le cur,
les intestins, les yeux... Ebola continue à se multiplier jusqu'à
ce que des zones entières des tissus soient pleines de cristalloïdes,
qui s'échappent dans le sang et libèrent encore plus de
particules. Cette amplification continue inexorablement jusqu'à
ce qu'une gouttelette de sang de l'hôte contienne cent millions
de particules virales.
Après la mort, le cadavre se détériore très
vite. Les organes internes, déjà partiellement ou totalement
morts depuis plusieurs jours, commencent à se décomposer
et il se produit une sorte de désagrégation. La peau et
les organes, parsemés de zones mortes, surchauffés par la
fièvre, et endommagés par le choc, commencent à se
liquéfier, et les humeurs qui s'écoulent du cadavre sont
saturées du virus Ebola.
Ce tableau décrit ce qui peut arriver de pire à une personne
infectée par Ebola. Cependant comme dans toute pathologie, les
formes atténuées sont possibles
.. Malheureusement
elle sont minoritaires dans le cas d'Ebola.
Malheureusement ? ? ? Peut-être pas car si l'infection à
Ebola reste limitée à de si petites populations c'est aussi
parce qu'elle est rapidement et radicalement fatale à l'homme.
Le virus disparaît donc sans mesure thérapeutique particulière,
hormis la quarantaine, faute de nouvel hôte où poursuivre
son évolution.
Rédigé par Christelle Vauloup
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