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site est enregistré à la CNIL sous le n° de dossier : 751653 |

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La
maladie expliquée autrement grâce à vos témoignages
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Toutes
les associations et organismes oeuvrant pour une meilleure diffusion de
l'information peuvent disposer gratuitement d'une page dans le site Virus-Ebola.com
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Dossier : Surveillance - Prévention
- Prophylaxie
Le CDC (Center of Disease Control) et l'OMS (Organisation mondiale de
la Santé) classent, sur une échelle de 4 niveaux, les microorganismes
selon le danger qu'ils représentent :
Niveau 1 : faible risque infectieux
Ces virus ne sont pas responsables de maladies connues et sont très
difficiles à isoler en laboratoire.
Niveau 2 : risque infectieux moyen
Ces virus causent des maladies bénignes ou sont délicats
à isoler en laboratoire.
Niveau 3 : haut risque infectieux
Virus provoquant des maladies sérieuses ou mortelles. Ils sont
donc manipulés prudemment dans des milieux fermés où
l'air est filtré. Les scientifiques doivent porter des protections
spécifiques contre les infections.
Niveau 4 : très haut risque infectieux
Virus responsables de maladies extrêmement contagieuses et mortelles.
Les protections, en plus de celles du niveau 3, sont la décontamination
de l'air, le port d'habits imperméables approvisionnés en
air non-contaminé, la présence de portes étanches
à l'air, de douches chimiques de décontamination et de combinaisons
spéciales. Aucun vaccin ou médicament n'est disponible contre
ces virus. Ebola se retrouve dans cette catégorie.
C'est pourquoi, lorsqu'une épidémie à virus Ebola
se déclare, plusieurs règles élémentaires
doivent impérativement être respectées afin de minimiser
le nombre de victimes :
Isolement : les cas suspects sont isolés des autres malades
et le personnel soignant doit opérer dans des conditions de haute
sécurité. Tout le personnel hospitalier doit être
informé de la nature de la maladie et des voies de transmission.
On insistera tout particulièrement sur le risque important que
présentent certains gestes tels que la pose d'une perfusion, la
manipulation de sang et de sécrétions, de cathéters
et de dispositifs d'aspiration. Le personnel hospitalier doit porter des
blouses, des gants et des masques individuels. Ceux-ci ne doivent pas
être réutilisés à moins d'avoir été
désinfectés. Les morts sont rapidement enterrés ou
incinérés.
Contacts : le mode de transmission primaire de personne à
personne étant le contact avec du sang, des sécrétions
ou des liquides biologiques contaminés, toute personne ayant eu
des contacts physiques étroits, même accidentels, avec des
malades doit être placée sous surveillance rigoureuse. C'est-à-dire
: prise de la température deux fois par jour et si celle-ci dépasse
38°C, hospitalisation immédiate en isolement total. La surveillance
est intégralement maintenue pendant trois semaines suivant la date
du dernier contact. Le personnel hospitalier qui entrerait en contact
étroit avec des patients ou du matériel contaminé
sans être porteur d'un dispositif de protection doit être
considéré comme exposé et placé sous surveillance
médicale étroite. Les malades ne peuvent pas recevoir de
visiteurs. Les matériaux jetables sont brûlés après
emploi, les autres sont stérilisés (ce virus est inactivé
par chauffage à 60°C ou par les UV) avant toute réutilisation.
De plus, ce virus étant sensible aux désinfectants classiques,
toutes les surfaces aux alentours sont nettoyées à l'aide
de solutions sanitaires.
On connaît en définitive très peu de choses sur Ebola.
En effet, étudier un virus mortel, on s'en doute, ne suscite guère
beaucoup de vocations (d'ailleurs tout le monde n'y est pas autorisé).
De plus, afin atteindre un niveau de sécurité acceptable
(il ne sera pourtant jamais de 100 % !), l'équipement est tel (infrastructures,
sas, salles de décontamination, combinaisons spéciales,
systèmes d'air conditionné et de pressurisation...) que
peu d'organismes le possèdent.
Par ailleurs, comme le VIH, il s'agit d'un virus d'une extrême variabilité
antigénique du fait de la possibilité de son génome
à muter en permanence. Il paraît donc totalement illusoire
d'espérer trouver un vaccin pour l'instant. Aussi, en tenant compte
du coût de ce genre de recherches et, finalement, du peu de cas
recensés jusqu'à présent comparé aux milliers
de victimes d'autres virus, le but principal est aujourd'hui d'essayer
de comprendre le processus de contamination et de transmission.
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RISQUES DE TRANSMISSION EN DEHORS DES ZONES D'ENDEMIE
Il s'agit de notre principale angoisse à l'égard d'Ebola.
En effet ce ne serait pas le premier microorganisme à " prendre
l'avion " et à perpétrer son cycle naturel loin de
sa région d'origine.
Heureusement, la contamination se faisant à partir des fluides
corporels d'un malade en phase clinique, les risques d'une épidémie
dans un pays développé sont extrêmement faibles. L'importation
du virus pourrait se faire soit par un malade venant se faire soigner
en Europe, soit par une personne ayant eu un contact étroit avec
un malade en Afrique et qui déclarerait sa maladie à son
retour, soit enfin par l'importation de singes en période d'incubation.
En période épidémique, les 2 premières hypothèses
aboutiraient à l'isolement du malade et la mise en place de précautions
pour le personnel soignant éliminant tout risque de transmission.
Quant aux mesures de quarantaine prises après les épidémies
de Marburg et de Reston, elles interdisent que des primates soient à
l'origine de cas humains. Le seul risque est donc le cas unique infecté
au contact du réservoir ou d'un hôte sauvage et suspecté
paludisme ou dengue à son arrivée à l'hôpital.
Il pourrait entraîner des cas parmi le personnel soignant ou le
personnel du laboratoire. Ce risque demeure extrêmement faible,
ainsi que l'a montré le cas de l'éthnologue suisse contaminée
en Côte-d'Ivoire. Elle a été hospitalisée 5
jours à Abidjan puis 10 jours en Suisse avec les précautions
habituelles sans qu'aucune des 55 personnes qui l'ait approchée
ne soit infectée. De même, à Kikwit en 1995, plusieurs
malades ont été hospitalisés à l'Hôpital
général dès le mois de janvier sans qu'aucun cas
n'ait été rapporté dans le personnel soignant avant
avril. Les risques majeurs apparaissent en fait lorsque le patient vomit,
a la diarrhée ou saigne. Ces risques sont limités par une
hygiène hospitalière appropriée et de bonnes pratiques
de laboratoire. Malgré une létalité très élevée,
la fièvre à virus Ebola n'est ni un problème majeur
de santé publique en Afrique ni une réelle menace épidémique
pour les pays extérieurs à la zone d'endémie.
La souche la plus contagieuse, dite Ebola-Mayinga, du nom d'une infirmière,
est conservée aux Etats-Unis, à l'USAMRIID par -70°C
(dans de l'azote liquide).
Rédigé par Christelle Vauloup
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