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Ebola est un des virus les plus dangereux au monde… facilité de transmission, mortalité élevée, pénibles symptômes… et même si ce virus est le plus souvent inactif, il peut frapper à n'importe quel moment, puisque son hôte naturel est toujours inconnu. Les forêts vierges, d'où il provient, sont les réservoirs profonds de la vie sur la planète, elles renferment la plupart des espèces végétales et animales du monde. Elles sont également les plus vastes réservoirs de virus d'où ils émergent régulièrement…
Voir le dossier Epidémiologie…

Nous devons garder en mémoire que les virus comme Ebola existent depuis des millions d'années, bien avant l'apparition de l'homme. Ils ne peuvent pas vivre à l'air libre et ne sortent que rarement de leur niche écologique. La rencontre d'Ebola avec d'autres espèces, comme l'homme, est un accident qui n'entraîne pas, à terme, la pérennité du virus dans cette nouvelle espèce. Les risques sont faibles pour la population humaine sauf là où coexistent une possibilité de contamination primaire, de mauvaises conditions d'hygiène et des structures sociales perturbées.
Voir l'Historique…

Une question reste cependant en suspens : quel est le rôle de ces virus et pourquoi sont-ils toujours là ? Selon certaines théories, ils pourraient être un facteur d'évolution des êtres vivants. En s'intégrant dans leur patrimoine génétique (puisqu'ils ne sont constitués que de morceaux d'acide nucléique), ils leur fourniraient de nouveaux gènes, développant des potentialités que les cellules n'avaient pas auparavant. Un (mauvais) exemple est celui des oncogènes, ou gènes du cancer, qui auraient été apportés aux mammifères et aux oiseaux, par des virus au cours de la nuit des temps. Par ailleurs, on ne peut que signaler "l'intelligence" d'un virus comme le VIH, qui ne "détruit" l'hôte infecté que très, très doucement, lui permettant de se répliquer en grand nombre, ce qui ne peut qu'être favorable à sa survie. (En savoir plus sur le VIH).
Pire que le VIH, le prion serait une sorte de virus dégénéré. Ce prion, responsable chez l'homme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, est de nature complètement inconnue et les signes de la maladie ne sont pas évidents (en savoir plus sur le prion et la maladie de Creutzfelt-Jakob).

Cependant, les menaces microbiennes les plus à craindre pour l'homme sont certainement dues à des agents de grande variabilité génétique mais nettement plus communs, comme le virus de la grippe. Rappelons qu'en 1918, l'épidémie de grippe espagnole a tué plus de vingt millions de personnes…

Notes de l'auteur :
- même si le film " Alerte ", ("Outbreak ") de Wolfgang Peterson, présente quelques invraisemblances pour l'esprit averti que vous êtes devenus, il permet de se rendre compte, avec plus de réalisme, ce que représente une épidémie à virus de " niveau 4 ".
- quand à ceux qui préfèrent la lecture, ce film est en fait inspiré d'un ouvrage " Virus " de Richard Preston, qui ne doit pas vous rendre paranoïaque (! ! !), mais qu'il est très intéressant à lire tout de même.

Christelle Vauloup

 

Journal d'archives

L'OMS signale de nouveaux cas possibles de virus Ebola.
7 déc. - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé aujourd'hui l'ouverture de plusieurs enquêtes médicales sur la possible réapparition du virus Ebola au Gabon et en République démocratique du Congo (RDC). Au Gabon, où sept décès ont été signalés, l'OMS enquête avec des équipes médicales du ministère gabonais de la santé et du Centre international de recherches médicales de Franceville, notamment dans la région d'Ogooué Ivingo, dans le nord-est du pays. Les résultats des analyses sur les échantillons prélevés seront connus la semaine prochaine. En RDC, l'enquête de l'OMS a été jointe par des membres du ministère de la santé congolais et de l'association Médecins sans frontières.


Des scientifiques ont observé une forte réponse immunitaire au virus Ebola
4 avril 2001
Des scientifiques de l'université d'Emory et du CDC (centers for disease control and prevention) ont découvert qu'une souche murine (de souris) du virus Ebola, adaptée d'une souche humaine, induisait une forte réponse immunitaire par l'intermédiaire des cellules T. Jusqu'à présent, les conclusions des scientifiques étaient que les effets létaux du virus Ebola étaient dus à une suppression du système immunitaire. Cette nouvelle information est une étape importante pour le développement d'un futur vaccin.
Lire le communiqué en anglais