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Edito
L'Encyclopédie
Médicale vous informe sur le virus Ebola
et sur les grands dossiers médiacaux d'actualité
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Dossiers
Ebola est un des virus les plus dangereux au monde
facilité de transmission, mortalité
élevée, pénibles symptômes
et même si ce virus est le plus souvent inactif, il
peut frapper à n'importe quel moment, puisque son
hôte naturel est toujours inconnu. Les forêts
vierges, d'où il provient, sont les réservoirs
profonds de la vie sur la planète, elles renferment
la plupart des espèces végétales et
animales du monde. Elles sont également les plus
vastes réservoirs de virus d'où ils émergent
régulièrement
Voir le dossier Epidémiologie
Nous devons garder en mémoire
que les virus comme Ebola existent depuis des millions d'années,
bien avant l'apparition de l'homme. Ils ne peuvent pas vivre
à l'air libre et ne sortent que rarement de leur
niche écologique. La rencontre d'Ebola avec d'autres
espèces, comme l'homme, est un accident qui n'entraîne
pas, à terme, la pérennité du virus
dans cette nouvelle espèce. Les risques sont faibles
pour la population humaine sauf là où coexistent
une possibilité de contamination primaire, de mauvaises
conditions d'hygiène et des structures sociales perturbées.
Voir l'Historique
Une question reste cependant
en suspens : quel est le rôle de ces virus et pourquoi
sont-ils toujours là ? Selon certaines théories,
ils pourraient être un facteur d'évolution
des êtres vivants. En s'intégrant dans leur
patrimoine génétique (puisqu'ils ne sont constitués
que de morceaux d'acide nucléique), ils leur fourniraient
de nouveaux gènes, développant des potentialités
que les cellules n'avaient pas auparavant. Un (mauvais)
exemple est celui des oncogènes, ou gènes
du cancer, qui auraient été apportés
aux mammifères et aux oiseaux, par des virus au cours
de la nuit des temps. Par ailleurs, on ne peut que signaler
"l'intelligence" d'un virus comme le VIH, qui
ne "détruit" l'hôte infecté
que très, très doucement, lui permettant de
se répliquer en grand nombre, ce qui ne peut qu'être
favorable à sa survie. (En
savoir plus sur le VIH).
Pire que le VIH, le prion serait une sorte
de virus dégénéré. Ce prion,
responsable chez l'homme de la maladie de Creutzfeldt-Jakob,
est de nature complètement inconnue et les signes
de la maladie ne sont pas évidents (en
savoir plus sur le prion et la maladie de Creutzfelt-Jakob).
Cependant, les menaces microbiennes
les plus à craindre pour l'homme sont certainement
dues à des agents de grande variabilité génétique
mais nettement plus communs, comme le virus de la grippe.
Rappelons qu'en 1918, l'épidémie de grippe
espagnole a tué plus de vingt millions de personnes
Notes de l'auteur :
- même si le film " Alerte ", ("Outbreak
") de Wolfgang Peterson, présente quelques invraisemblances
pour l'esprit averti que vous êtes devenus, il permet
de se rendre compte, avec plus de réalisme, ce que
représente une épidémie à virus
de " niveau 4 ".
- quand à ceux qui préfèrent la lecture,
ce film est en fait inspiré d'un ouvrage " Virus
" de Richard Preston, qui ne doit pas vous rendre paranoïaque
(! ! !), mais qu'il est très intéressant à
lire tout de même.
Christelle Vauloup
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