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Signes cliniquesGlobalement, la fièvre hémorragique d'Ebola se caractérise souvent par une brusque montée de température, avec faiblesse, douleurs musculaires, céphalées et maux de gorge. Viennent ensuite des vomissements, des diarrhées, une éruption, une insuffisance rénale et hépatique et des hémorragies internes et externes. Les tableaux cliniques rencontrés au cours des 3 épidémies sont proches. La durée d'incubation varie de 3 jours à 3 semaines, et la durée de la maladie est de 6 à 10 jours dans les formes mortelles. En effet, c'est au cours de la deuxième semaine que se décide l'avenir du patient : soit il y a amélioration et guérison clinique (pour des raisons encore mystérieuses !), soit la maladie dégénère jusqu'à la mort. Comme pour beaucoup des pathologies regroupées sous le terme de "fièvre hémorragique", si la fièvre est constante, les hémorragies peuvent être absentes, même dans les formes les plus graves. Dans la fièvre à virus Ebola, le signe majeur est la douleur
abdominale généralement associée à des diarrhées.
Les signes hémorragiques peuvent être extrêmement frustes
à type d'hémorragies conjonctivales ou profuses, associant
hématémèse et melæna. Ils peuvent être
sporadiques, voir même uniques. L'infectiosité des patients
sera donc extrêmement variable. Le malade est extrêmement asthénique et présente rapidement un amaigrissement important. Il est à la fois lié à un défaut de nutrition, en l'absence d'alimentation I.V., et à la maladie elle-même. Une dysphagie est fréquente, associée à une pharyngite, ce qui aggrave les difficultés d'alimentation. Les publications de 1976 évoquaient des "visages de fantôme". La fixité du regard associée à l'aspect décharné de la face était en effet frappante. La fièvre est souvent ondulante dans les premiers jours et peut disparaître à la phase terminale. La mort est précédée par l'apparition de tachypnée, d'hypotension, de tachycardie et d'anurie. Les quelques données disponibles ne montrent pas d'atteinte pulmonaire expliquant la tachypnée, et la spoliation sanguine due aux hémorragies reste toujours trop faible pour expliquer l'hypotension. Pour les patients qui survivent, la convalescence est accompagnée
d'une asthénie intense et d'arthralgies souvent migrantes touchant
les grosses articulations. Le maintien du virus dans le sperme pendant
cette période de convalescence après disparition de la virémie
a été démontré dans 1 cas contaminé
lors d'un accident de laboratoire en Grande-Bretagne. La validité
de ce risque sera peut-être vérifiée grâce aux
prélèvements réalisés à Kikwit. * jours 1 à 6 : · migraines, maux de gorge. * jours 11 à 13 : · hémorragie des globes oculaires Rédigé par Christelle Vauloup
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