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Traitements :

Il n'existe, à ce jour aucun traitement ni vaccin spécifique contre l'infection à virus Ebola.

Le seul recours, même pour les hôpitaux les mieux équipés, est un traitement symptomatique, c'est-à-dire qu'on va s'efforcer d'agir pour soulager les souffrances du patient, sans pouvoir agir sur leurs causes.

Les cas graves sont placés, dans la mesure du possible, en unité de soins intensifs, où ils sont réhydratés. Ce traitement a pour but de maintenir la fonction rénale, l'équilibre électrolytique et de combattre l'hémorragie et l'état de choc.

Des cas de rémission spontanée ont été décrits mais ils restent inexpliqués. La transfusion du sérum provenant de ces patients, au moment de leur convalescence, peut être bénéfique. Quelques vies ont ainsi été sauvées mais ce type de thérapeutique reste pour l'instant anecdotique.

Globalement, il n'existe que trois moyens de se débarrasser d'un virus : la vaccination, les médicaments et la quarantaine… Il ne nous reste que la quarantaine.

PERPECTIVES FUTURES

Récemment, une équipe de chercheurs du Michigan a réussi à développer une immunité efficace contre le virus Ebola, sur des animaux. Le vaccin employé est à base de gènes du virus qui sont injectés dans la jambe d'un cobaye (cochon d'Inde). Les cellules musculaires de la jambe semblent alors produire des protéines virales. Celles-ci diffusent dans le sang des animaux, et sont à l'origine d'une réponse immunitaire. Ultérieurement, lors d'une infection volontaire par Ebola, ces animaux ont été capables de neutraliser le virus ce qui était impossible avant leur " vaccination ". La prochaine étape serait de développer un vaccin chez les primates.

Une autre étude a peut-être mis en évidence un autre point faible à Ebola. L'analyse de toutes les souches d'Ebola a démontré une certaine stabilité génétique au niveau des glycoprotéines. Les chercheurs du CDC (Center for Disease Control) ont en effet remarqué que les virus qui ont causé les épidémies de Kikwit au Zaïre en 1995, et de Yambuku au Zaïre en 1976 sont pratiquement identiques. Les glycoprotéines de 1976 et de 1995 sont donc très similaires (environ 1.6 % de variation seulement) et ce, après plus de dix-huit ans et d'un parcours de mille kilomètres séparant les deux endroits. De plus, le virus Ebola aurait une manière particulière de coder le gène du virion, ce qui est très inhabituel chez le virus.

À cause de l'extrême pathogénicité d'Ebola, les recherches avancent lentement. La structure moléculaire du virus commence à être connue tout comme son mode de réplication ; le principal but restant d'identifier dans la nature son hôte naturel. Quoi qu'il en soit, le chemin à parcourir est encore long avant que l'homme puisse efficacement se défendre contre Ebola.

Rédigé par Christelle Vauloup

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